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   *”Un  “Dictionnaire amoureux du  Maroc 

طاقم ALLNEWS4 مارس 2024
   *”Un  “Dictionnaire amoureux du  Maroc 

A chacun Le Dictionnaire de son Pays, le Maroc. Le Royaume est si divers, si riche ! Dans celui de notre plus célèbre prolifique écrivain francophone, membre du prestigieux jury du Goncourt, il s’agit bien d’un Maroc soumis à des choix sélectifs évidents qui épousent des entrées, les seules à pouvoir le décrire, le présenter, le promouvoir en le circonscrivant aux dimensions et limites d’un « Maroc personnel, profond et intérieur » où se mêlent donc fatalement l’éthos et le pathos,  jamais véritablement indissociables chez notre écrivain ; L’occasion fût-elle là que la raison ne dût pas céder au cœur et à ses faiblesses, hélas ! bien périssables. Mais tout, dépend-il  du thème choisi, de l’objet aimé ou révèle-t-il de l’aimant (l’amant) lui-même, de l’auteur des attachements inouïs et essentiellement subjectifs ? Cela va du « Rugby » à « « la Bêtise » en passant par « le Mauvais goût » et « les Oiseaux ». Au juger, l’affectif et l’expérience personnelle peuvent y tenir une place prépondérante comme peuvent s’y conjuguer avec bonheur culture et passion.

Serait-il juste, alors, de reprocher à Tahar Benjelloun (TB) sa /ses perceptions du « plus beau  pays du monde », le Maroc qu’il aime, qu’il aime encore plus et chaque fois au terme d’un voyage entrepris ailleurs sur cette immense planète ? Bien sûr que non…évidemment que oui !!

On ne peut, en effet, le soupçonner d’avoir (sciemment) contourné ou (délibérément) occulté certaines amours ou raisons d’aimer, de les avoir laissé(es) croupir ‘’au fond de la jarre’’… trop diffuses ou plus intimes. On peut, cependant, regretter comme le fait Abdejlil Lahjomri (AL) à sa manière (si élégante et si mesurée) certaines ‘’préférences’’ comme certaines ‘’absences’’ et, partant, de ne pas retrouver d’abord dans ce Dictionnaire amoureux du Maroc ce que nous avons tous en partage, des amours communes.

Exercice donc périlleux !

La réaction de AL, Secrétaire Perpétuel de l’Académie du Maroc, professeur respecté et homme de culture (dont la modestie, l’élégance morale, la sympathie naturelle et l’ineffable sourire sont un bien commun pour tous ceux et celles qui l’ont approché) m’autorise, néanmoins, d’intervenir en dépit d’un droit de réserve bien moins contraignant que celui  qui l’astreint, lui,  à plus de retenue. Intervenir non pas pour relever à mon tour des omissions, des ‘’cases vides’’, des ‘’entrées en jachère’’ et m’arrêter à l’indigence de certains développements que je juge grave voire inadmissible pour un observateur quelque peu averti (et non décroché) de la situation sociale politique et culturelle du Maroc; ce faisant, je conjurerais bien ainsi  tout  procès d’intention ou propension à prendre un parti trop marqué pour une politique ou une idéologique d’opposition.

Mais, je ne peux m’empêcher de m’arrêter à la réponse  de TB à AL, celle d’un échange inégal, réponse courte, lapidaire, d’un destinataire qui avale sa salive et retient sa langue ou enchaîne sa plume et polit ses mots, celle aussi qui confine à la courtisanerie ; ne s’excusait-il pas ou presque de n’avoir pas intégré à son Dictionnaire l’Académie du Maroc qu’ « [il] ne connaissait pas assez » à l’époque de la rédaction, institution à laquelle AL n’a pas fait la moindre allusion dans sa lettre.

Point donc de relégation d’une Institution incontournable mais aveu d’ignorance !

TB remercie AL deux fois, trois fois : «  un grand merci », «  merci pour… », «  merci encore » et s’engage auprès de lui à tenir compte de ses observations « précises », « pertinentes », « justes » et « précieuses » (Accumulation ici sans gradation, nous enseigne la rhétorique) pour la prochaine réédition du Dictionnaire. Bihi a aussi quelques entrées, au moins une, à lui proposer dès la première lettre de l’alphabet A : Amazighe (?). Mais, TB n’a pas d’oreille pour les petites gens, pour les chauffeurs « fatigués » (comme on dit en Afrique) de la CTM universitaire.

J’allais oublier que pour être moins décevant et un peu moins faussement modeste, TB apprend au maître qu’il entraîne sur un terrain qui n’est pas le sien  …il lui apprend que Sa Majesté a pris la peine de lui adresser à lui Si Tahar « une belle lettre,  mais sans entrer dans les détails», précise-t-il, comme s’il était de bon ton et qu’il n’est pas sans pertinence de rapprocher deux réactions aux vocations différentes, deux lettres émanant de deux sources si différentes.

A propos ! La dernière chronique intitulée « Bienvenue » de TB du 19/02/24 in 360 où il a ses habitudes et quartiers est d’une autre teneur politique Il y rappelle avec beaucoup de cœur et de rigueur des faits que tout marocain ne doit pas oublier : Le Maroc a toujours été un Grand pays, fort de ses acquis historiques et la girouette française peut continuer à tourner, elle ne changera pas le sens du vent. Bravo Tahar !!

—————————————————————————————————————-⃰ Les éditions PLON ont publié dans leur collection : Dictionnaire amoureux de…, celui de Tahar Benjelloun sur le Maroc le 05/01/23 (Prix fnac, broché : 29 Eur = 319 dhs. N’attendez pas Le Livre de poche

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