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MEKNÈS  .ÉCLAIRAGE PUBLIC

[TOUTES LES ACTUALITÉS]1 أبريل 2024
MEKNÈS  .ÉCLAIRAGE PUBLIC

SERAIT-CE LA FIN

D’UNE ÉPREUVE LONGUE ET DOULOUREUSE ?!?

Enquête réalisée

par Hadi BENOMAR

Une histoire qui n’en finit pas avec ses déboires , avec ses tracas et ses conséquences qui sapent le moral de tout un chacun ,ici, à Meknès .

L’ histoire  de nos rues ,de nos artères  et des grands axes plongés dans le noir dès le soir venu. Une histoire qui n’a pas manqué de faire sortir le gouverneur Sebbar de ses gonds pour sermonner le président Bahajji à cause sa gestion de la chose locale.

Une gestion des plus calamiteuses, des plus critiques que ne cesse de dénoncer une population abusée, outrée par ce laisser-aller, ce laisser faire et surtout par  ce clientélisme  dont font preuve certains élus obtus qui s’arrogent le droit de faire profiter en priorité leurs rues malgré la pénurie des lampes et la rareté du matériel électrique qui s’en suit.

A quelques jours de la tenue de la 16ème édition du SIAM, legouverneur est sorti  de ses gonds pour bouleverser les habitudes d’un conseil municipal qui continue de dormir sur ses deux oreilles  alors que la ville croule sous le poids des problèmes qui l’assaillent de toutes parts.

En secouant  le cocotier,   M. SEBBAR voudrait que Meknès fasse bonne figure. Il  tient à la faire paraître sous son meilleur jour  pendant ce laps de temps éphémère  que dure le salon , alors que tout le monde, ici, sait qu’elle ne va pas bien. Qu’elle est malade. Malade de ses nuits sombres. Insécurisantes.  Inquiétantes .Guère rassurantes.  Malade de ces pannes  d’électricité qui perdurent, qui agressent, qui transgressent les droits les plus élémentaires des contribuables Mèknassis.

CHRONOLOGIE D’UNE GESTION CALAMITEUSE

Voilà un peu plus de cinq ans que Meknès , pauvre d’elle et de sa population, subit  les affres de la  déficience chronique qui caractérise  son éclairage public. Une vraie galère avec ses lots de points noirs qui pullulent chaque nuit davantage.   Une drôle  de galère qui trouve ses racines  dans les accords conclus entre la RADEEM( Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité) et le Conseil Municipal de  Meknès. Un conseil qui ne parvient  toujours pas  à honorer ses  engagements envers la régie autonome à qui incombe l’exécution du service inhérent à l’éclairage public dans le cadre d’une gestion déléguée .

En effet, la Commune ,tout en conservant la maîtrise du dit service, comme le stipule la loi 54-05 relative à la gestion déléguée des services publics,    n’a jamais été à la hauteur de cette tâche.  Aucune étude sérieuse. 

 Des marchés abstrus sentant le flou parce que brumeux , fumeux et troubles , conclus avec des sociétés défaillantes qui n’ont jamais réussi à mener leurs contrats à bon terme en vertu  des accords préétablis.

Un tableau des plus sombres aussi sombre que nos rues, nos artères et nos grands axes.

Faut-il le dire, faut-il le souligner,  faut-il le crier même, ceux qui président aux destinées de la cité ismailienne n’ont jamais fait montre de sérieux  pour mettre fin à cette situation délétère qui n’a que trop duré.

ENTRE LA COMMUNE ET LA RADEEM RIEN NE VA

Une relation des plus conflictuelles à cause des impayés que ne cesse de réclamer la RADEEM à la Commune .Des impayés qui se comptent par centaines de millions :

• 117 millions de dirhams du temps du président Bouanou que le gouverneur a réussi à faire répartir en  plusieurs tranches.

21millions 900OOO dhs que la RADEEM réclame au conseil de BAHAJJI pour  les années 2021, 2022, 2023 et 2024 pour les achats du matériel  électrique adéquat et les services rendus sans parler des non paiements des consommations facturées dont  celles de ses propres locaux.

Il est à noter que la commune n’a jamais respecté ses  engagements.LaComme il est  spécifié dans le cahier des charges, la communedoit  verser chaque année  2.800.000 dhs  affectés à l’ achat des carburants et  à divers services, 4.500.000 dhs pour l’approvisionnement en lampes ( 4000), idem pour les ballasts et les amorceurs étant donné que la commune continue de privilégier les ampoules au sodium médiocres au niveau de l’éclairage  et de la durée  de vie.

A cause des problèmes techniques dûs essentiellement à la vétusté du réseau  notamment au niveau des câbles et des capotins qui sont là depuis des lustres, les pannes sont devenues monnaies courantes.

Et comme  la commune ne parvenait pas à s’acquitter  des sommes dues à la RADEEM au temps voulu, les prix  des matériaux ont  flambé . C’est pourquoi on ne parle plus aujourd’hui des 4000 lampes , des 4000 ballasts ou des 4000 amorceurs, mais de quelques  centaines qui ne dépassent guère le quart de ce qui avait été prevu .

 Et,  comme un malheur n’arrive jamais seul et alors que le conseil tergiversait, voilà que   la société sur laquelle le président BAHAJJI avait jeté son dévolu ( je dis bien le président, mais pas le conseil  qui n’était pas au beau fixe en 2022  à cause de ses querelles et ses guéguerres ), déclarait faillite . Et,  adieu lampes, ballasts et  amorceurs .Et vogue la galère!

LUEUR  D’ESPOIR , DITES-VOUS ?

Et , alors que l’on ne voyait aucune sortie de secours , voilà que le 6ème vice-président délégué Boukili mohammed aux travaux et chargé de l’éclairage publicchange son fusil d’épaule pour viser plus haut étant donné que localement tout le monde  avait baissé les bras. Il prend alors son bâton de pèlerin pour aller frapper aux portes des responsables centraux au ministère de l’intérieur. Après plusieurs tentatives , on finit par écouter sa plaidoirie qui consistait à vouloir faire profiter la ville de Meknès,comme cela a été fait avec   sa consoeur Fès qui a pu bénéficier de la coquette somme de 31 millions de dirhams pour remettre à neuf son éclairage public dans le cadre de la stratégie nationale de l’efficience énergétique  .

Pour ce faire  , lui explique-t- on , il suffirait de présenter une  étude en bonne et due forme pour que le projet prenne forme . Et cela ne coûterait à la ville qu’un petit million de dirhams.

Mais le président Bahajji qui était de la partie pendant cette troisième rencontre ne l’entendait pas de cette oreille. Pour lui , le million, il en avait besoin pour le financement d’autres projets.  C’est pourquoi, il a préféré solliciter l’intervention du gouverneur pour que la RADEEM prenne en charge les frais de l’étude.  Et rebolote.  Idée  que les responsables de la régie  avaient balayée d’un revers de main . Participer à l’élaboration de l’étude ? Oui, certainement. Mais à condition que l’étude soit financée et payée monnaie sonnante et trébuchantes par la commune.

Toucher aux deniers publics? C’est niet. Un niet ferme et définitif à moins qu’il n’y ait une réquisition de la part du gouverneur.

Aujourd’hui , plus de cinq mois se sont écoulés et le projet tarde à voir le jour alors qu’il suffisait de provoquer une session extraordinaire avec un seul ordre du jour qui consisterait à voter  pour une opératiode  transfert et résoudre ainsi  le problème dudit  million.

L’ANNONCE SURPRISE

Alors que les Meknassis  abusés continuent de broyer du noir, voilà que Boukili Mohamed ,  6ème vice-président , à la surprise de tous, allait annocer sur les ondes de Médina FM les prémices du changement tant attendu  .

En effet ,  comme il devait le souligner à la radio ,  grâce aux efforts fournis,  la commune a pu résoudre le problème du financement de l’étude en versant  le million de dirhams à la RADEEM qui s’est engagée  à prendre toutes les dispositions nécessaires  pour le suivi et la réussite de ce projet cadre  conclu , il y a juste 3 jours   avec  le même cabinet qui a fait profiter la ville de Marrakech  de Rabat et de Casablanca de cette manne qui pourrait changer la donne et mettre fin à  plusieurs années de privations et de frustrations.

Moralité : quand on veut on peut.

Hadi BENOMAR

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