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    ” Au fait ,  dit Bihi…”

[TOUTES LES ACTUALITÉS]4 يونيو 2024
    ” Au fait ,  dit Bihi…”

&. Au fait, après tout, ici, les choses ne vont pas trop mal…elles ne vont, au juger,  mal que pour les pessimistes invétérés, les incorrigibles insoumis jamais satisfaits, les gauchistes aigris, les militants évadés, les fugitifs en cavale, les parasites frustrés, la gueule toujours béante et, enfin, pour quelques pauvres et certains moins pauvres; au fait, ils se comptent bien en chiffres et en nombre, ceux –là, les démunis et les moins nantis…Les choses et les faits vont donc leur train sans entrain, ils ne caracolent pas (comment le pourraient-elles !), ils glissent sur les consciences et les croyances et sous les regards hagards des uns, effarés ou éteints des autres mais « Silence, on tourne ! » et, l’année n’est jamais vraiment mauvaise, n’est-ce- pas ?  « l3am zin, dima zin », en dépit de tout, des secousses qui font vaciller sur leurs bases l’enseignement, la santé, tout l’enseignement et toute la santé, malgré la sécheresse ‘’endémique’’ et ‘’fatale’’ (voulue du Ciel comme tous les autres cataclysmes et toutes les injustices humaines liées aux «al-arzaq », aux diverses fortunes par Dieu octroyées, rétribuées à ses créatures), nonobstant la générosité des gouvernants et les fruits de l’aumône distribuée équitablement aux ’’espèces’’ démunies. « Quand le grain manque, tout manque »… « Quand l’eau se fait rare, aux ablutions la pierre », deux adages  que dans leur idiome les vieux de mon pays n’ont pas pu (hélas !) transmettre à une jeunesse condamnée à la désertion des terroirs oubliés. Les campagnes s’essoufflent, s’épuisent aux mêmes tâches ingrates, au ‘’struggle for life’’ et les villes continuent d’aspirer de l’humain et d’encombrer leurs périphéries de mille petites misères, d’y héberger comme elles peuvent des destins estropiés.

  Mais, en  Politique, on sait se démener, chacun dans son coin :  On affûte ses punchline, on               polit ses arguments, on polémique à l’envi, à qui mieux mieux, on échange les insultes après les embrassades, on multiplie les attaques après les gestes de complaisance, on s’accuse des maux des autres à coups de mièvres discours et de piètres harangues; chez ces gens –là, Monsieur, on ne débat pas; on veut bien dénoncer les manœuvres et les agissements, déterrer certains dossiers mais « on ne peut prendre le risque de lancer des pierres quand on sait sa demeure  fragile, tout en verre » (Bihi ne fait que traduire…comme il peut).

Et après tout cela, on se rappelle qu’il faut moraliser la vie politique, lutter contre la corruption, le népotisme, célébrer L’égalité, servir ceux qui n’ont rien, les damnés de la démocratie.

Les joutes oratoires ne font pas avancer les choses ; le PPS et le RNI  s’écharpent pour rien :  A quoi cala sert de remplacer la quenouille par un rouet sans pédale ni manivelle.

&&. Au fait, dit Bihi, savez-vous qu’au cours d’une interview accordée tout récemment à la  puissante LCI française et menée par le Maître du logis, le sinistre Bibi de son nom trafiqué, B. Nétanyahu a égrené sans rougir ni blêmir des mensonges aussi pestilentiels que les effluves d’une porcherie, tissé des contre-vérités qui font monter les crachats à la bouche, poussent à tempêter, incitent à fulminer. Résolu de pousser sa logique de guerre jusqu’aux extrêmes, jusqu’à l’éradication totale d’un ennemi invisible, jusqu’à « la solution finale », il ordonne (bien entouré d’acolytes aussi déterminés que lui) à Tsahal et à son  aviation de ‘’foncer’’, bombarder, incendier, enterrer vivant sous les décombres tout ce qui bouge ou respire encore dans cette poche de Rafah, massacrer sans discernement mais « dans les règles de l’art sionistes » les Palestiniens civils parqués comme du bétail sous des abris de fortune, confinés, enfermés  dans ce réduit, cette cage qui n’a plus de Rafah que le nom, anagramme de farah (joi, fête en arabe). Ecrasons jusqu’à la dernière ces punaises des lits, agglutinées dans les interstices de Ghaza, à leurs derniers retranchements !!

  Après les avoir comptés par milliers, les Palestiniens ne comptent plus leurs morts et les massacres continuent chaque jour, chaque nuit. Nétanyahu et son cabinet de guerre n’ont qu’un objectif, éliminer Hamas, prendre leur revanche de l’incursion du 7 Oct. Ils tuent certes des civils par dizaines et centaines mais « dans des proportions tout à fait raisonnables et bien évaluées, celles que légitiment, en la circonstance, les pertes collatérales ». Celles-ci auraient pu être plus importantes étant donné la nature de cette guerre où l’ennemi n’est pas directement visible, où il est aussi véloce que volatile, mêlé aux populations civiles. A-t-on manqué de noter et relever que le ratio est inédit : 1 civil tué pour 1 terroriste éliminé, plastronne le Premier des Israéliens. Qui dit mieux? A-t-on vu mieux ? Tsahal ne ratisse pas large, elle balaie minutieusement, nettoie méthodiquement, c’est différent.

Tous les arguments sont bons pour justifier les massacres sans précédent perpétrés à Ghaza par l’armée et l’aviation de l’Etat hébreu : D’abord, il y a la légitime défense et la menace perpétuelle que représente désormais Hamas dont on découvre la puissance militaire et le niveau d’organisation et puis, il y a les contradictions et antagonismes internes au pouvoir israélien. L’orgueil juif blessé, la conscience douloureuse d’une suprématie longtemps entretenue et brutalement mise en échec, cela compte aussi.

En réalité, ce génocide en cours à Ghaza est à analyser et comprendre autrement. S’ils s’emploient aujourd’hui à raser Ghaza avec les méthodes et les moyens observés, avec cet acharnement sauvage, quasi-pathologique qui dépasse tout entendement et bafoue toute l’humanité c’est que les Hébreux, leur corpus religieux et leur vision stratégique, n’ont jamais vraiment envisagé aux frontières par eux tracées et consacrées, l’émergence  dans la région d’un Etat palestinien autonome et indépendant. Tout est donc bon pour créer sur le terrain par la force la plus aveugle, la plus inhumaine les conditions d’une hégémonie durable et d’une exclusion à venir. Invariant idéologique, crédo sioniste des premiers temps et propension à peine tempérée à l’expansion et à une colonisation rampante.

Tsahal armée, soutenue par les puissants USA  s’acharne à tuer par dizaines, centaines chaque jour, chaque nuit, affame, assoiffe, laisse succomber à leurs maladies et périr de leurs blessures des civils palestiniens, enfants de tout âge, femmes, vieillards pris dans la tourmente d’une guerre qui les dépasse, innocentes victimes  d’une haine qui n’enorgueillit de le déshumaniser.

Et B. Nétanyahu et son équipe de pisser, chier sur le Monde et le Monde de grimacer de dégoût, parfois d’aversion, de se boucher le nez, de gigoter comme un gallinacée mal égorgé ou écorché vif, de donner la preuve irréfutable de son impuissance de s’opposer et de réagir fermement au projet génocidaire d’Israël, de révéler à quel point les intérêts des Etats et les rapports de force à l’échelle de la planète- Terre priment sur les valeurs humaines les plus élémentaires, l’emportent sur des droits humains dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont imprescriptibles : Nétanyahu criminel de guerre ? Quelle triste ritournelle scandée par quelques ringards à ‘’étriller sur le volet’’. Qu’ils aillent au diable ces Messieurs en toge des Cours et ce nain de l’ONU qui bafouille chaque fois qu’il parle et  que soit damnée cette cabale déguisée, cette coterie sans nom de l’ UNRWA, qu’enfin,  le Pape, cet autre pontife antisémite s’occupe de sa prostate  :  Les Hébreux sont chez eux ; pour qui les prendrait- on, Pardi ? Pour des Belges au Congo, pourquoi pas pour des Français en pays Kanak, chez un peuple autochtone mélanisien, aux antipodes de l’hexagone ? Les colonies, cette lèpre qui ronge la Terre Palestine ? Et quoi d’autre ? Les Hébreux sont chez eux et ils y restent, foi de juif et bénédiction de yankee.

Pourtant les témoignages les plus crédibles des acteurs et observateurs de terrain apportent un démenti cinglant au déni de réalité qui fait s’époumoner Bibi et s’égosiller sa clique : Face au chapelet de mensonges l’un après l’autre, égrenés par l’impétueux névrosé Bibi, Claire Magone rétablit au nom des Médecins sans Frontières des pans entiers de la vérité; elle décrit les conditions extrêmes qui font le quotidien d’une population traumatisée, les voix atones, désespérées sous les décombres, les corps d’enfants et de femmes déchiquetés, mutilés, des blessures qui nécessitent des interventions impossibles à réaliser, des amputations diverses ; la campagne de destruction menée depuis des mois sur Ghaza a fait s’effondrer tout le système sanitaire local; tout manque, les médicaments, l’eau, les denrées alimentaires de base, les conditions d’une hygiène minimale. Tsahal a fait de Ghaza un enfer où les vivants ne sont plus que des mourants, des morts  en sursis. De son côté, Jean-François Corty, vice- président de Médecins du Monde résume le discours officiel des responsables de l’Etat hébreu en ces termes : « Ils mentent sur tout », sur le nombre de morts, de victimes innocentes, sur la nature des massacres, les ravages causés par les maladies, les blessures, les amputations de toutes sortes, la faim, la soif, le blocus aux accès à Ghaza ; ils mentent  sur tout ; l’information, la vraie se mue en propagande, par définition, mensongère. Un blague circule en Israël  qui dit  simplement : « A quoi sait-on que Bibi ment ? Réponse : A ses lèvres qui bougent ». Aveugles, les hommes de la knessett ne voient miette et sourds, ils n’entendent bribe.

Jusqu’où ira l’arrogance des sionistes d’Israël ? Est-il seulement concevable d’ignorer complètement et définitivement l’existence de tout un peuple qui n’est pas une fiction ou l’objet d’une illusion d’optique, d’une vue de l’esprit mais une réalité première, historique  intangible !? Les évènements sanglants du 07 Octobre 2024 s’inscrivent bien dans une longue histoire que seuls les esprits étroits et irrémédiablement sclérosés se risqueront  encore à nier.

Tsahal ne viendra pas à bout du Hamas; on n’éradique pas l’Histoire, on ne déracine pas la mémoire de tout un peuple aussi profondément ancrée dans la Terre et nourrie par le Ciel. Cela, Israël de BN et les USA de JB ont fini par le comprendre, ils se sont rendus  à l’évidence : Hamas  leur a inculqué une belle leçon, l’acte et l’intelligence réunis.

Est- ce pour cela qu’on nous apprend tout récemment (31/05/2024) qu’ils ont concocté un plan de paix en trois phases, contraints ainsi d’admettre sans l’avouer que non seulement Hamas ne succombera pas aux coups de boutoir de l’aviation israélienne mais qu’elle demeure en capacité de continuer à infliger à Tsahal des pertes conséquentes et significatives, que sa guerre juste lui vaut une reconnaissance de plus en plus large qui risque d’isoler encore davantage un Etat déjà paria pour  nombre de nations et de peuples, gouverné par des criminels de guerre, dominé par une ultra-droite sioniste qui fait de la moindre parole contradictoire un geyser antisémite. BN  veut au moins sauver quelques otages et faire taire (même momentanément) une opposition qui ne fléchit pas; il ne peut, par ailleurs, s’opposer à la volonté du Père Joe qui pourrait ne tirer avant les élections présidentielles qu’une dernière salve par cette implication directe dans ce plan de paix, ne tenter sans succès de couper l’herbe sous les pieds d’un tonitruant Trump  pourtant aux abois.

Que peut-on penser des termes de ce  plan de paix initié et, sans doute, aussi imposé  par Joe, associant Nétanyahu et son équipage, béni par l’Egypte et le Qatar ?

Récemment encore, Bibi ne jurait que par l’extermination du dernier homme du Hamas, organisation criminelle, menace permanente pesant sur la sécurité de l’Etat d’Israël. On ne se défait pas aussi facilement et si brutalement de son obsession. Mais, il s’apprêterait bien volontiers à cesser le feu pour une période qui n’excéderait pas six semaines, à retirer dans la foulée son armée de l’ensemble de territoire de Ghaza, à permettre ainsi aux populations palestiniennes de s’y déplacer librement, s’engagerait à libérer tous les accès devant les  aides internationales et offrant ainsi aux le Ghazaouis les conditions de se ravitailler librement et en fonction de leurs besoins. A la condition que Hamas s’engage à un échange (équitable) des otages et prisonniers.

Bihi voudrait bien croire aux bonnes intentions du couple Biden-Nétanyahu, au crédit de cette parole arabe associée des voisins mais Bihi ne peut s’empêcher d’entretenir le doute, les doutes sur les conditions, l’efficacité, la pertinence, l’opportunité de cette première étape ; celles qui suivent, la deuxième et la troisième étapes rappellent cette outre usée du vieux guerrab qui toujours suinte et menace à tout instant  de rompre.

En tout cas, ce ne sera pas demain qu’on finalisera un tel accord en dépit des pressions extérieures : Les principes qui le fondent sont loin de faire l’unanimité en Israël et risquent d’ébranler la knesett et d’exacerber les contradictions au sein de la société israélienne; dans le camp palestinien, si les positions convergent  elles ne se superposent pas non plus.

Pour l’Etat hébreu s’engager pour un tel accord ne peut assurer que des profits conjoncturels et limités ; c’est, par ailleurs, reconnaître à l’avenir un statut d’interlocuteur à une organisation réputée  terroriste ; pour les Palestiniens du Hamas, les perspectives d’une paix durable, les conditions d’une reconnaissance inconditionnelle d’un Etat palestinien indépendant demeurent encore non pas mal définies mais obscurément énoncées. D’un côté comme de l’autre, on n’est loin  d’être rassuré : « Tout chat échaudé craint l’eau froide »

En quoi, de quoi sera faite demain l’outre du guerrab pour qu’espèrent s’y désaltérer sans se bousculer les deux peuples frères ennemis. Bien malin celui qui le dira !! En attendant, Tsahal est à l’ouvrage et les roupettes israéliennes s’obstinent à s’agiter en guise et gage de virilité.

L’écrivain public

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