1.Le 360 Journal vaut bien un détour qu’il doit essentiellement à ses chroniques qui ne volent pourtant pas toujours haut, des chroniques parfois rase-mottes comme celle, pour un exemple récent, signée par notre écrivain national TB le 12/8/24. Il y aligne un peu plus de cinquante définitions de la haine ; c’est, paraît-il, sa façon à lui de répondre aux calomnies, injures, attaques diffamatoires publiées par un « torchon algérien », agressions dont il est l’objet prétendument principal et dont le Maroc, son pays d’origine serait comme par ricochet (pour un brin degrammaire) le complément d’objet second indirect.
Tahar, il est d’autres manières, moyens, canaux, biais à exploiter pour répondre à tes détracteurs, régler tes comptes avec tes divers contempteurs… Le pays n’a pas besoin de ta plume, de ton lyrisme et de tes mots pour dénoncer les dérives et la fausse arrogance du pouvoir militaire d’Alger, d’un régime aux abois qui se dit -par la voix/e du Président- prêt à donner une tannée à l’armée israélienne protégée hélas ! par des frontières arabes amies…Pardon, on n’a mal compris, les propos du Président ayant été interrompus par une volée d’applaudissements de courtisans à l’affût; l’ambition était plus modeste, moins folle : Le président Tebboun regrettait seulement que la voie vers Ghazza ne fût pas libre : On eût volé au secours des palestiniens assiégés pour construire en moins de vingt jours au moins deux hôpitaux; les bombardements ininterrompus, aveugles, meurtriers, dévastateurs de l’aviation israélienne n’y feraient rien, ce ne sont guère que des jeux de console et les médecins algériens généralistes (1 pour 1118 ha.) et spécialisés (1 pour 1413 hab.) feraient bien volontiers le déplacement, libérant les salles de soins et de consultations aux courants d’air.
Confondre le régime militaire algérien se réduit à un jeu d’enfants; on ne peut pas prétendre courir le 100 mètres quand on tient sur des béquilles et on ne monte pas sur scène quand on ne connaît pas son texte : Tout récemment encore, un infiltré ‘’rasdesque’’, dissimulé dans la délégation algérienne invitée au Japon à l’occasion de la Ticad 2024 a crée l’évènement à Tokyo et provoqué un scandale en voulant s’imposer à la Conférence contre toutes les convenances et les conventions.

Tu vois, Tahar ! Le Pays sait se défendre sans toi et peut même -s’il y est contraint- user des poings
2. Puisqu’on y est, restons-y : Tahar, toujours lui, nous donne sur le même support, à grand renfort de citations et en moult exemples, une leçon de vie ; une chronique ne tombe pas du ciel comme une manne divine, elle se commande à la tâche : « Pour vivre libre, il faut être léger »…Dans la vie, « nous mous alourdissons inutilement ». Oublies-tu Si Tahar que l’accumulation des biens et l’attachement aux objets est, avant tout, une affaire, une obsession de riches; ceux-ci finissent toujours par s’en délester au grand bonheur des pauvres chiffonniers, récupérateurs –recycleurs de tout genre qui ‘’font les poubelles’’ et, tard le soir et tôt le matin, guettent le passage des éboueurs….Quand certains accumulent puis jettent, d’autres récupèrent, réparent, adaptent. Viens voir comme(nt) le génie des pauvres de nos bidonvilles transforme et recycle les ‘’rebuts’’ des riches…. Dans bidonvilles, il y a bidons mais pas seulement, il y a aussi cartons, pneus, tôles, briques ébréchées…toute une panoplie de ferrailles savamment agencées.
3. a. « Aujourd’hui, les, individus se fondent dans l’anonymat des espaces urbains »
b. « Aujourd’hui, les femmes sont capables de se défendre »
c. « Les fils se sacrifient moins que les filles »
d. « Les fils, protecteurs (en vertu de la loi) de l’héritage familial ».
Si l’on vit encore sur ce préjugé que les familles préfèrent à la naissance les garçons aux filles, il y a dans une chronique du 23/8/24 du 360 de quoi être confondu !!
Excepté cette imprescriptible loi qui fait du garçon en matière d’héritage un rempart contre les convoitises des proches parents, rien ne justifie plus cette discrimination du genre à la naissance, c’est ce que semble nous dire la chronique en question qui avance quelques vérités pensées à la hâte, « les dangereuses évidences qui fondent en arguments ».

Mais, commençons par rappeler combien sont dangereuses et trompeuses les généralisations, rappeler qu’en sociologie, les tendances ne doivent jamais occulter ce que les dynamiques sociales peuvent avoir et ont de complexe, de relatif, de réfractaire aux simplifications : On ne réagit ni agit qu’en fonction de sa classe, de son milieu social et culturel. Il est faux de croire qu’aujourd’hui, on ne continue pas à exhiber son patronyme à l’honneur, affiché au palmarès…Il est faux de soutenir l’idée que les filles se sacrifient plus que les garçons pour le bien de leurs parents…Il est faux d’avancer que les filles sont aujourd’hui plus et mieux armées qu’autrefois pour se défendre des agressions de la rue. Ce sont les obligations familiales, les responsabilités et les aléas professionnels, la mobilité sociale, la proximité géographique des enfants (garçons et filles) qui déterminent objectivement, foncièrement l’importance, la nature, la régularité, la qualité des aides apportées aux parents en fin de course ; le sexe n’y joue que dans certains milieux ruraux et semi-urbains, modestes voire pauvres où les filles plus longtemps enchaînées à la famille et exercées aux tâches domestiques interviennent quasi naturellement.
Toujours est-il que les choses sont toujours plus complexes que ne le laissent croire ou penser les évidences meurtrières ; en général, les choses ne supportent pas qu’on les triture, ça les torture.
L’écrivain public











