Tissier vs Coquerel : Il est des couples qui se forment dans la tourmente, l’amertume et les miasmes de la haine. Que veut Tissier à Coquerel ? Que sait-on de leur histoire commune, de leurs parcours affectifs séparés ? Rien qui vaille ou pousse à juger sans préjuger ou spéculer
En revanche, tout le monde sait aujourd’hui que des circonstances ont fait se croiser une poule et un coq dans la basse-cour militante et que, profitant du temps et du lieu, le gallinacé mâle a cherché à jouer au faisan pour séduire la pintade, que celle-ci, quoiqu’ effarouchée, bien que rebelle et fort rétive n’a pas crié au scandale ou appelé à la rescousse pour repousser certains assauts jugés comme dépassant les limites du jeu des séductions. Du reste, entre militants de Gauche, il y avait bien moyen de se comprendre, ne parle-t-on pas le même jargon et fixe –t-on pas nos balises aux limites de nos principes

Aujourd’hui, la poule a 43 ans ; en 2014, date des faits qu’elle rapporte, elle avait 35 ans et a eu, bien évidemment le temps de découvrir les hommes et d’éprouver le sexe dans les milieux militants où l’on fait ce qu’on dit pour prouver la sincérité de son engagement et gagner ses grades… Alors quoi Madame Tissier !! Qui te fait courir comme ça, bride abattue, quand les chevaux sont déjà bien partis !
Je t’ai bien écouté et réécouté : rien de convaincant, d’ un brin sincère, d’un tantinet spontané dans l’énoncé comme dans l’énonciation ; tout semble prémédité, calculé, pesé si bien que le moindre accroc révèle ce que l’on soupçonne de faux dans les propos et de gauche dans l’attitude
N’importe quelle femme peut finalement accuser n’importe quel homme d’agression, de simple convoitise, de pure intention sexuelle : # Me Too a fait son œuvre et distillé son fiel, servant les extrêmes, nourrissant les radicalités ; on doit une fois pour toutes définir et circonscrire les actes d’agression sexuelle et légiférer sur les conditions de leur déroulement
Tissier le23 08 2014 fait remonter les faits dont elle a été victime, qu’un certain Eric mais pas n’importe lequel (c’est, tenez-vous bien, de Coquerel qu’il s’agit !!) a perdu le temps d’une danse le contrôle de ses mains ; Madame parle de « gestes déplacés, de mains baladeuses ». On ne danse pas, à ce que je sache, les mains dans les poches et puis on peut toujours de diverses manières se retirer d’une danse qui gêne et d’écarter un partenaire trop entreprenant qui, après tout, ne fait que tenter sa chance : « Qui n’ose rien n’a rien »… Proverbe pour proverbe, chez nous, la sagesse stipule que : « celle/celui qui danse ne cache pas son visage » ! Comprendra qui voudra

Tout cela « [peut] s’apparenter [tristement, mesquinement] à une agression sexuelle », entonne et hurle Tissier même pas aux abois, les blessures ont eu le temps …largement… de se cicatriser. Un médecin qui vous dit : « je soupçonne que…, votre mal s’apparente à… » et vous propose des examens complémentaires, vous laisse dans le doute, accroît vos inquiétudes mais ne vous cache pas le vérité sur votre santé ; je croirais plus mon médecin que Tissier qui, elle, n’a aucune preuve ; il faut la croire sur parole ; le crédo il faut toujours écouter les femmes ne doit pas s’étendre à il faut les croire toutes et toujours. Et puis tentons d’identifier parmi tous les regards même les plus circonstanciés un particulièrement « salace », un manifestement « gluant ». Qu’est-ce un regard lascif, pour sa source et sa cible ? Et en quoi un regard est-il « gluant » s’il n’a pas de répondant, une surface même revêche à embrasser. Et « une drague lourdingue », c’est quoi ? C’est comment ? Il faut chercher du côté de l’antonyme, de la finesse ? On n’est pas entre adolescents retardés. Madame se réclame-t-elle des précieuses en ces temps plus que jamais ridicules. Madame est une militante chevronnée ; ne pouvait-elle pas se défendre ? Un genou dans les couilles de Monsieur aurait définitivement refroidi ses ardeurs et le scandale aurait terni sa réputation
Ah ! Ces femmes qui se taisent pendant des années et des années avant de pleurnicher, dénoncer, se déchaîner, accuser des hommes qui ont abusé d’elles ; si on peut comprendre et admettre le silence des unes, on ne peut que douter du mutisme et puis des saillies de certaines d’entre elles, de toutes les autres dont les révélations (différées) ne sont pas tout à fait innocentes ni sans rapport avec l’actualité de leurs agresseurs : Tissier monte au créneau au lendemain de l’avènement de Coquerel à la présidence de la Commission des finances du parlement ; c’est là qu’elle se rappelle –comme inspirée et possédée—du comportement « outrancier, offensant harcelant » du nouveau Insoumis-NUPES promu à une position politique forte

En toute chose, surtout en lien avec les relations humaines et les rapports si multiples et variés entre les sexes, il faut éviter les excès et les abus, combattre les préjugés tels que la faiblesse des femmes et la domination des hommes : Les femmes aiment bien être courtisées, adulées, les hommes le savent bien, des jeux de séduction président à toutes les relations entre les sexes ; les règles sont connues par tous et toutes et ne sont pas les mêmes, au travail, dans la rue et dans les lieux de rencontre; quand elles sont transgressées, les femmes, doit-on le leur rappeler, ont le droit de se défendre ; on peut bien et légitimement, au moins dans certains cas, soupçonner celles qui se taisent d’avoir consenti pour une raison ou une autre, d’avoir été ainsi d’une certaine manière complices de leurs agresseurs.
Curieusement, chez nous, au Royaume, l’arme redoutable du harcèlement sexuel, de l’agression par le phallus n’ont pas fait bonne fortune ni bonne recette attendues; leurs ravages sont pourtant bien connus dans les milieux glauques et troubles des pouvoirs et les mœurs politiques semblent avoir évolué au rythme d’une actualité de plus en plus éclatée et ouverte sur l’extérieur
Curieusement, au Royaume, en vertu de quelque accord tacite (Touche -pas – moi- touche-pas- toi), les hommes politiques sont épargnés de ces accusations du doux et faible sexe mais, curieusement, ils ne sont pas les seuls protagonistes dominants des pouvoirs à jouir d’un tel privilège ; tous les chefs, petits ou grands, méritants ou parvenus, obscurs ou influents semblent “se prélasser à l’ombre du baobab”, être à l’abri d’une “bavure” sexuelle. Les femmes n’ont pas encore l’audace ni l’assurance d’une protection judiciaire pour dénoncer les contraintes intéressées, orientées de leurs chefs hiérarchiques dont le statut politique et la position sociale situent quelque part au-dessus de tout soupçon

Comme partout ailleurs, il y a des exceptions en la matière, qui partagent avec toutes les autres cette part d’arbitraire, d’injustice et d’incompréhension : Quand les faits de domination et d’intérêt sexuels sont établis, on applique les règles partout et indistinctement à tous et on s’engagera surtout et tout particulièrement à ne pas exploiter fabriquer des faits, les monter de toutes pièces, échafauder avec les moyens les plus mesquins et de manière la plus indigne pour enfermer des journalistes gênants, indésirables, ceux qui ont pris le parti de la vérité et du risque et ont renversé l’encrier où puisenavec plus au moins de succès et de bonheur les plumes qui servent le pouvoir
.؟؟To be or not to be… Ecrire ou remiser sa plume avec les plumes ébréchées










