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!? L’argent et la politique ne s’épousent-ils pas

طاقم ALLNEWS15 أبريل 2025
!? L’argent et la politique ne s’épousent-ils pas

L’Affaire des moutons importés a si fortement empesté les Réseaux sociaux, ça sentait la dépouille de tellement loin que Bihi s’en était détourné sans regret, déposant la plume et bouchant le nez. Il fallait, de surcroît, trouver mieux pour intéresser ou surprendre Bihi, aigri, «  fatigué » comme on dit en français sénégalais pour exprimer son désespoir et son impuissance face aux charges et aux injustices de la vie.

Mais, comme Bihi  croit que « l’humeur peut changer plus souvent que la fortune » et que le sort peut parfois vous porter là où nous n’entendez pas aller, il se résout à rejoindre la cohorte hétérogène de tous ceux, très nombreux, qui ont crié au scandale des moutons  importés… encouragé en cela par le Journal 360 qui a publié  sous la double plume de T. Qattab et H. Kharroubi un article dont le titre fracassant, que dit-on, accablant, ne peut laisser indifférent le lecteur averti : « Un fiasco signé Akhennouch…, le récit d’un scandale d’Etat ». C’est clair,  c’est nominatif; on n’y va pas par quatre chemins : L’Affaire porte bien la signature du chef du gouvernement. Bihi ne peut s’empêcher de s’interroger. Comment ? La machine politique aurait-elle quelque mystérieuse raison de crisser ? Elle est, à la connaissance générale, trop bien graissée, régulièrement huilée pour se trouver soudain grippée : On ne semble pas ménager au 360 l’homme qui incarne du haut de ses prérogatives tout un pouvoir…partagé. Il semblerait même qu’on veuille lui adresser un message politique ou chercher à se faire une autre virginité et à confondre les nombreux détracteurs du 360.

Le lecteur comprendra mieux pourquoi Bihi se gratte la calvitie. La curiosité ne le lâchera plus; il veut comprendre ce qui se trame, se manigance, se tisse dans ces sphères qui n’ont rien de célestes ; il ne pouvait espérer meilleure source d’information  et même exultait ou presque à ‘’puiser là où d’autres seaux sont passés’’ : D’abord c’est quoi cette importante importation de bétail à quatre pattes ? Qui l’organise et comment ? Puis, qui en profite ?

Bihi qui n’est pas un journaliste d’investigation et qui limite ses ambitions d’écrivain public à certaines chroniques, ne peut avoir la présomption de répondre à toutes les questions soulevées ici et là par cette subvention de la filière des viandes rouges dont il est question, opération orchestrée naturellement par des services accrédités du gouvernement Akhennouch. Mais, à l’instar de commun des mortels marocains, il ne peut que s’étonner de la générosité de cette subvention dont on retient le montant de 13 milliards de Dhs et s’intéresser à ses retombées sur le marché national. 13 milliards de dhs (1,3 milliard de dollars), c’est un beau volume et un alléchant pactole ; c’est, précise au passage, le 360, légèrement moins que ce que pèse la 3ième fortune du Royaume, celle, en l’occurrence, du chef  d’orchestre du gouvernement (1,5 milliard de dollars).

Bihi se borne donc à rapporter ce montant aujourd’hui admis (quasi) officiellement depuis qu’énoncé par  le Ministre des Finances et de l’Economie, lui-même. Cette manne de subvention  de 13,3 milliards de Dhs interroge : ce n’est point une petite somme ; elle interpelle aussi d’autant plus qu’elle n’a pas, peu s’en faut, atteint ses objectifs à savoir juguler la hausse des prix des viandes rouges et préserver le cheptel national en alimentant le marché ovin en perspective de l’Aïd al Adha.

Naturel donc, tout à fait logique que cette manne (qui n’a rien de divin) interroge et interpelle, incite et contraint à chercher à élucider les rapports, connexions, complicités entre les maîtres d’œuvre officiels de cette subvention et les 165 ( ?) ‘’sacochistes’’– prédateurs– profiteurs d’une opération lamentablement  avortée : 500 Dhs par tête et, en sus, facilités douanières assurées. Quand  on sait à quel point le népotisme, les intérêts personnels ou partisans, les allégeances de toutes sortes, l’argent de la corruption, les mépris de classe, le système des rentes n’ont plus à apporter au grand jour leurs preuves, il est naturel et logique, il est sans surprise et quasi -attendu que  les heureux élus de cette subvention se soient recrutés d’abord et essentiellement dans les milieux politiques les plus proches des partis qui dominent gouvernement, le RNI et le PAM. Si Mustapha B.  (Vous connaissez ?) qui, acculé, se retranche derrière  un communiqué –officiellement- ministériel, c’est qu’il n’a rien ajouter; ses mots seront comptés et ‘’mesurés à l’aune’’ de ses maîtres…Le sujet ne souffre pas de rhétorique !

On peut tenter de contester le niveau des profits accumulés, jouer sur le nombre des bénéficiaires de l’opération, sur leur identité ou affiliation politique, on peut crier, hurler au scandale, on peut s’organiser pour mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire, on peut évoquer des calculs et manœuvres politiques, on peut se repositionner en perspective des élections prochaines on peut…on peut…Bihi vous rappellera qu’on a vu, vécu pire sous ce gouvernement; Bihi en profite pour dire à notre ami Fouad Laroui que sa chronique (360 ; 09/4/25),   la ‘asabiya (le népotisme) contre l’excellence (la méritocratie) est d’une banalité accablante.

La machine politique est ce qu’elle est; la girouette ne tournera jamais dans le sens contraire du vent…De nombreux responsables politiques ne sont pas à leur place ; ils continuent, pourtant du haut de leur pouvoir-perchoir, à multiplier les invectives, de prodiguer insultes et injures. Commençons par ceux –là. Trop tard, peut –être !!; commençons par organiser et réussir des élections ‘’propres’’, elles arrivent au galop, laissons s’exprimer librement la volonté de ceux et de celles qui n’ont rien, le peuple du struggle for life… sinon on donnera encore raison au proverbe ougandais qui dit :  « Celui qui dort avec des démangeaisons au cul, se réveille avec des doigts qui puent ». Soignons donc d’abord nos démangeaisons !!

L’écrivain public

 

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