Les travaux de construction du plus long pont routier du Maroc avancent à un rythme soutenu au-dessus de l’oued Saguia El Hamra, dans le cadre du projet de rocade de la ville de Laâyoune. Le taux d’avancement a atteint environ 36 %, et ce chantier structurant devrait marquer un tournant majeur dans le paysage des infrastructures de la région.
S’étendant sur 1 648 mètres de long et 21,4 mètres de large, pour un coût global avoisinant 1,38 milliard de dirhams, l’ouvrage figure parmi les plus importants projets d’ingénierie dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra. Il repose sur 15 travées soutenues par des fondations profondes totalisant plus de 9 kilomètres, illustrant la complexité technique et la précision requises pour sa réalisation.
Ce pont vise à fluidifier davantage la circulation de transit, à désengorger l’entrée principale de la ville et à renforcer la liaison entre le nord et le sud de Laâyoune, tout en connectant les différents quartiers aux zones industrielles et commerciales. Il devrait également faciliter le déplacement des camions et poids lourds, notamment grâce à son passage par la nouvelle zone industrielle et économique au sud de la ville, jusqu’au port de Laâyoune.
Le projet s’inscrit dans la dynamique de développement que connaissent les provinces du Sud, en tant que composante de la voie express Tiznit–Dakhla, intégrée au nouveau modèle de développement de ces régions, porteur d’enjeux économiques et touristiques majeurs pour la ville de Laâyoune.
Le pont a été conçu pour accueillir deux chaussées séparées comprenant chacune deux voies de circulation, ainsi que des passages dédiés aux piétons, conformément aux normes modernes de sécurité routière et de durabilité environnementale. Selon le calendrier prévisionnel, les travaux devraient s’achever en juillet 2027.

En attendant son inauguration, les habitants de Laâyoune, à l’instar de l’ensemble des Marocains, suivent avec intérêt l’évolution de ce projet d’envergure, appelé à consolider la position de la ville comme pôle économique dynamique au cœur du Sahara marocain et comme porte stratégique vers la profondeur africaine.
Au-delà de son impact sur la circulation, le projet constitue un levier essentiel pour la restructuration urbaine de Laâyoune, grâce à une meilleure répartition des flux et à la réduction du temps de trajet entre les principaux axes. Avec l’achèvement de la rocade, le trafic de transit sera dévié en dehors du centre-ville, offrant ainsi un nouvel élan urbanistique et allégeant la pression sur le réseau routier existant.
Le pont devrait également accompagner la croissance accélérée de la zone industrielle et économique au sud de la ville, en facilitant l’accès des poids lourds sans traverser les quartiers résidentiels, ce qui aura un impact positif sur la sécurité routière et la qualité de vie en milieu urbain.
Les responsables du projet soulignent que le recours à des techniques de construction modernes, combiné au respect des normes de durabilité environnementale, s’inscrit dans une vision globale visant à doter la région d’infrastructures modernes capables d’accompagner les mutations économiques des provinces du Sud, notamment dans les secteurs de la logistique, de la pêche maritime et du commerce.
Ce chantier d’envergure s’inscrit enfin dans le renforcement du réseau routier national reliant le nord et le sud du Royaume, consolidant la place de Laâyoune comme étape stratégique sur l’axe menant à Dakhla, et donnant une forte impulsion à la mobilité des personnes et des marchandises.
À mesure que les travaux progressent dans les années à venir, ce pont demeure l’un des projets majeurs en cours dans la région et le symbole d’une ambition de développement visant à faire de Laâyoune un pôle urbain intégré, capable d’attirer davantage d’investissements et de renforcer sa position dans le paysage économique national.







