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Le régime algérien face à l’impasse du soutien au Polisario : un demi-siècle de dépenses sans retour

[TOUTES LES ACTUALITÉS]26 مايو 2025
Le régime algérien face à l’impasse du soutien au Polisario : un demi-siècle de dépenses sans retour

Depuis plus d’un demi-siècle, le régime algérien poursuit son soutien à la cause du Front Polisario, un soutien multiforme : financier, politique, diplomatique et militaire. Pourtant, ce choix stratégique, né dans un contexte régional et international bien différent de celui d’aujourd’hui, commence désormais à révéler ses effets pervers, devenant un fardeau pour l’État algérien et son économie, au moment où les revendications internes en matière de justice sociale et de développement se multiplient.

Des milliards de dollars ont été dépensés au fil des décennies pour soutenir un projet séparatiste qui n’a jamais réellement progressé vers un règlement concret du conflit qu’il prétend représenter. Des sommes colossales ont été allouées à l’entretien des camps, à l’achat d’alliances diplomatiques dans les forums internationaux, à l’organisation de conférences et au financement d’une machine de propagande dont la crédibilité s’est érodée avec l’évolution des rapports de force régionaux et mondiaux.

Cet effort financier considérable aurait pu transformer le visage de l’Algérie de l’intérieur. Un pays riche en ressources naturelles comme le gaz et le pétrole aurait pu investir ces fonds dans le développement des infrastructures, le renforcement du système éducatif, la croissance économique et l’amélioration du niveau de vie de sa population, qui souffre encore du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat et de la dégradation des services publics.

Aujourd’hui, plus de cinquante ans après le lancement de ce projet, les autorités algériennes commencent peu à peu à réaliser que leurs ambitions dans le dossier du Sahara s’évanouissent, et que les dépenses continues pour une cause non résolue pourraient s’avérer être un pari perdant à long terme. Cela se manifeste par plusieurs indicateurs, notamment l’érosion du soutien international au Polisario, la reconnaissance croissante de la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud, et la réussite de Rabat à imposer une dynamique de développement et d’investissement dans les territoires sahariens.

À l’intérieur du pays, les voix des élites algériennes et de la société civile commencent à s’interroger sérieusement sur la priorité accordée au soutien au Polisario, au détriment des besoins urgents du citoyen algérien. Ces interrogations se multiplient dans un contexte de crises économiques mondiales et de pression sociale croissante, avec une population de plus en plus consciente du coût des politiques étrangères du régime sur son quotidien.

Ce qui était autrefois perçu comme un “pari stratégique” est aujourd’hui devenu une “carte brûlée” qui épuise les finances publiques et embarrasse la diplomatie algérienne. Le régime semble désormais confronté à deux options : continuer à soutenir un projet politique vidé de sa substance, ou bien réorienter sa politique étrangère vers un pragmatisme centré sur les intérêts réels du peuple algérien.

La question essentielle qui se pose aujourd’hui avec insistance est la suivante : le régime algérien aura-t-il le courage politique de revoir ses choix, qui, à l’épreuve du temps, se sont révélés contraires à l’intérêt du pays ?

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