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MEKNES :LES TENANTS ET LES ABOUTISSANTS D’UN FLOP

طاقم ALLNEWS25 نوفمبر 2024
MEKNES :LES TENANTS ET LES ABOUTISSANTS D’UN FLOP

HADI  BENOMAR

 Quand j’avais soulevé le  problème du reste à couvrer qui s’élève à quelque 65 milliards de centimes, tout le monde était tombé des nues. Pourtant ,  c’est la pure vérité. Une vérité sortie de la bouche même  d’ un élu, alors    que la nouvelle équipe, fraîchement installée, se penchait sur le budget de la commune mettant en lumière l’état des recettes et des dépenses.

Comment en est-on arrivé là ?La gestion de Jaouad Bahajji était-elle catastrophique à ce point ? Ou est-ce le cumul d’un laisser-aller, d’un laissez-faire qui a duré et perduré qui en est là cause ?

Pour connaître les tenants et les aboutissants de ce manque à gagner qui a plongé la ville dans une disette d’argent sans précédent, il faut remonter aux années 2015- 2021  période pendant laquelle       Abdallah Bouanou présidait aux destinées de la ville de Meknès. Période des  années de vaches maigres. Des années particulièrement marquées  par un manque de ressources financières effarant.  Vers la fin de son mandat, la trésorerie de la ville avait enregistré un déficit dépassant les 19 milliards de centimes, alors que son prédécesseur Ahmed Hilal lui a laissé un excédent de plus de six milliards .

Il faut dire qu’ avec une majorité  absolue qu’ était la sienne(35 sur 65), il avait promis monts et vallées lors de la cérémonie de son installation.

Le tout Meknès avait applaudi l’exaltation et la ferveur de ce président providence qui allait comme l’avait-il souligné,  déclencher l’appel d’air qui mettrait fin a l’immobilisme, pour créer l’événement d’où sortirait le Grand Meknès auquel aspire tous les Meknassis.

On attendait l’élan, le panache et le spectaculaire, on n’avait eu, pauvre de nous et de notre ville que de la platitude, de la résignation,  la démission et la trahison. Notamment quand son conseil décide de brader tous les biens sociaux  de la ville :Riad Parc et ses 70 mille m2, la Piscine Olympique et ses 4000 m2 et la Piscine Couverte avec ses 4000m2. Le tout pour la modique somme de 60 millions de centimes par an pour en faire profiter le patron de City club qui  est écroué aujourd’hui à  la prison d’Oukacha en attendant son procès pour répondre aux accusations graves auxquelles il est confronté entre autre : séquestrations et  traite d’êtres humains. Sans parler de la détention des substances illicites  entre cocaïne et ecstasy, ni de l’émission de chèques sans provision.

Heureusement, le gouverneur Abdelghani Sebbar avait réagi à temps pour mettre fin à ce bradage, à ce bazardage des biens sociaux de la ville.

À cause  du manque de discernement , de lucidité et surtout de liquidité  sonnante et tribuchante, LE GRAND MEKNES  que Bouanou nous faisait miroiter à été de son temps enterré à jamais.

Pas d’Hôpital Nouvelle Génération. Pas d’annexe du Centre Hospitalier Universitaire Hassan II. Pas d’Ecole Nationale de Commerce et de  Gestion en son temps. Pas de Grand Théâtre . Pas de Musée Interactif de l’Histoire du Maroc.

Et, ce n’est pas tout. Car avec cette gestion désastreuse la commune s’est trouvée dans l’incapacité d’honorer  ses obligations contractuelles qui s’élevaient a 5 milliards

.Un milliard destiné à la réhabilitation de la médina.

. Un milliard pour la mise à niveau des axes routiers.

ـun milliard pour  protéger la ville des inondations.

.Un milliard pour faire face à l’habitat menaçant ruine.

.Un milliard pour la mise en valeur des quartiers sous-équipés .

La situation était telle que la commune était incapable de s’acquitter de la totalité des 3 milliards qu’elle devait à la  RADEEM pour la consommation de l’éclairage public.Un scandale absolu.

Un héritage lourd de conséquences auxquelles devait s’affronter Jaouad Bahajji. Malheureusement, il a laissé traîner les choses jusqu’à ce que la trésorerie du  Conseil Municipal touche le fond. D’où ce déclin d’une cité qui a  tous les atouts pour briller de mille feux mais qui reste hélas le parent pauvre des villes impériales et pas seulement.

Voilà à quoi devraient  s’atteler Abbas Loumghari et son équipe. Qu’on leur accorde alors  le temps nécessaire afin qu’ils puissent tracer sereinement leur chemin à travers les dédales  inextricables avec leurs zones d’ombres où il est difficile d’y voir clair  pour percer le mystère des recettes et des taxes prélevées sur les biens et les services. Des recettes qui ne profitent pas pleinement à la commune qui peine à renflouer ses caisses. Cela demande de l’expertise pour trouver des solutions sur mesure qui puissent créer la dynamique qui permettrait de sortir des sentiers battus pour explorer, innover en vue d’adopter une nouvelle stratégie de cro

En tout état de cause, il conviendra de rester attentif à tout ajustement, même minime soit-il pourvu qu’il aille dans le sens du changement que nous espérons tous.

Voilà à quoi , il faudrait que vous vous rivalisiez.

quoi sera fait demain ? Mais cela ne nous empêchera pas d’espérer.

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