L’organisation de défense des droits humains Iran Human Rights a révélé, ce lundi, qu’au moins 648 manifestants ont été tués lors de la répression menée par les forces de sécurité iraniennes contre le mouvement de protestation qui secoue le pays depuis plusieurs jours.
Selon l’ONG, basée en Norvège, ce bilan a été établi à partir d’informations recoupées et vérifiées sur le terrain, tout en précisant qu’il reste provisoire et susceptible de s’alourdir. Les violences exercées par les autorités iraniennes viseraient à étouffer une contestation populaire d’ampleur, marquée par des rassemblements massifs dans plusieurs villes du pays.
Commentant ces chiffres, le directeur de l’organisation, Mahmoud Amiry-Moghaddam, a estimé que la communauté internationale avait le devoir moral et politique de protéger les manifestants civils, dénonçant ce qu’il qualifie de « meurtres de masse » perpétrés par le régime iranien.
Dans son communiqué, Iran Human Rights évoque également des estimations bien plus élevées, selon lesquelles le nombre de personnes tuées pourrait dépasser les 6 000. Toutefois, l’organisation appelle à la prudence, soulignant que la coupure quasi totale d’Internet imposée par les autorités iraniennes pendant près de quatre jours complique fortement la vérification indépendante de ces informations.
Cette situation renforce les inquiétudes de la communauté internationale quant au respect des droits fondamentaux en Iran, alors que les appels à une enquête internationale et à des pressions diplomatiques accrues se multiplient face à l’ampleur de la répression









