مستجدات

Le racisme, l’esprit obtus

طاقم ALLNEWS25 يناير 2024
Le racisme, l’esprit obtus

Bihi s’est toujours demandé à/en quoi tient le racisme, évertué à en comprendre les ressorts :

Pourquoi les hommes en sont arrivés à se haïr au point de vouloir s’exterminer, s’occire en

rivalisant des pires moyens? Il s’est alors intéressé à tout ce qui peut les séparer, les faire se

dresser les uns contre les autres : Les religions, les intérêts économiques, la géographie et ses

frontières, les cultures et les langues et puis il y a ces caractéristiques physiques, la couleur de

la peau, des yeux, des cheveux, la taille, le volume et la forme du nez etc., autant de facteurs

susceptibles de marquer des différences, générer divers antagonismes, susciter des sentiments

de supériorité, d’établir des hiérarchies de toutes sortes, autant de facteurs qui, en réalité,

toujours s’entrecroisent s’imbriquent. J’ai fini par comprendre que le racisme ce n’est pas une

pensée unique, mais une idéologie diversement théorisée ; l’appel de la race ce n’est qu’une

violence primaire ou organisée qui se cherche et se fait une logique, forge et codifie son

propre langage ; des raisons, la RACE en crée, des mots, elle en trouve et les vomit en de

puants crachats aux gueules de tous les métèques, de tous les métis, des hybrides, les plus au

moins naturellement colorés, des primitifs, des dominés vaincus, sauvages

colonisés…Chaque fois que, quelque part, un drapeau s’élève et flotte sur des tours, donjons,

murailles, menace les têtes, que le pouvoir d’un tyran qui s’autoproclame, engendre d’autres

petits tyrans, le racisme s’agite comme un poussin dans sa coquille, bout comme le magma

incandescent d’ardentes coulées en fusion.

Alors, Bihi dit qu’il ne faut pas chercher loin ni idéaliser le monde : Il y aura toujours du

racisme partout, tant que triomphera l’esprit obtus qui a encore de beaux jours devant lui, qui

ne voit que les différences : Les Imazighen sont des ladres invétérés, les Aroubias de sales

khammas incultes et puis il y a tous les autres, les… ; mêmes leurs idiomes sont différents, ils

ont plus d’affinités avec les parlers Béni Hilal, Béni Soulaïm et Béni Mâaquil qu’avec le

prestigieux héritage linguistique andalou. On voit bien que le racisme est difficile à combattre,

il s’insinue partout comme une eau sale, jusqu’à travers les plus fins interstices.

اترك تعليق

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *


الاخبار العاجلة