Les services douaniers marocains ont enregistré, au cours de l’année 2025, une nette intensification de leurs actions de contrôle, marquée par une hausse significative des saisies d’argent liquide non déclaré et des sanctions liées aux infractions financières. L’ensemble traduit un durcissement de la lutte contre la fuite des capitaux et les flux financiers illicites.
Selon les données disponibles, les déclarations de devises effectuées dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent ont atteint 21.788 opérations, pour un volume global dépassant les 3,4 milliards de dirhams. Cette évolution témoigne d’un renforcement du dispositif de surveillance et d’un meilleur encadrement des mouvements de devises.
Parallèlement, les contrôles menés sur les voyageurs ont permis la saisie d’environ 181 millions de dirhams en espèces non déclarées, contre 167 millions de dirhams l’année précédente, confirmant une tendance à la hausse des tentatives de transfert illégal de capitaux.
Cette dynamique repose sur un système de renseignement et de contrôle renforcé, développé en coordination avec plusieurs partenaires institutionnels. Elle a conduit à l’ouverture de 12.178 dossiers contentieux liés à des infractions douanières et financières.
Sur le plan des recettes, les autorités ont recouvré près de 114 millions de dirhams au titre des amendes transactionnelles, ainsi que plus de 205 millions de dirhams en droits et taxes, soit une progression estimée à 49 % par rapport à 2024.
Malgré la sophistication croissante des méthodes utilisées pour dissimuler et transférer des fonds, notamment aux postes-frontières sensibles comme celui reliant le Maroc à Ceuta, les techniques traditionnelles de contrebande persistent, avec de l’argent liquide dissimulé dans les bagages ou les véhicules.
Face à ces pratiques, l’Administration des douanes réaffirme sa volonté de renforcer les contrôles tout en veillant à préserver la fluidité des échanges et à garantir le respect strict de la réglementation en vigueur.










